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Communiqué du 01/04/2008

01 avril 2008 - PROLEA

Note aux rédactions : Information sur le Diester, biocarburant de la famille des biodiesels, issu de la transformation du colza et du tournesol cultivés en France

Développé de manière progressive depuis les années 90, le Diester est un carburant renouvelable qui se substitue au gazole. Il est issu principalement de la transformation de colza et de tournesol cultivés en France.

Premier « biodiesel » européen, c’est une réponse sérieuse parmi d’autres aux besoins énergétiques des transports dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. En France, 100 % des véhicules diesel roulent déjà avec du Diester : en 2008, le gazole contient plus de 6 % de Diester.

Le développement de cette énergie s’est fait en maintenant l’équilibre avec les productions alimentaires et en préservant l’environnement.

Afin de clarifier le débat et éviter les amalgames qui sont parfois réalisés entre les différents biocarburants, et notamment avec les biodiesels produits en Asie ou en Amérique du Sud, la filière française du Diester souhaite réaffirmer ses spécificités.

Pas de déforestation avec la production du Diester :

  • parce que le Diester est issu principalement de la transformation de graines de colza et de tournesol produites sur des terres agricoles en France.

Pas d’impact sur le cours des céréales, et un impact très limité sur le cours de l’huile :

  • parce que le Diester n’est pas produit à partir de céréales mais à partir d’oléagineux : le colza et le tournesol ;
  • parce que l’augmentation du cours des huiles s’explique d’abord par les fondamentaux du marché : une offre de graines oléagineuses en 2007 en baisse du fait de conditions climatiques difficiles et une demande en huile en légère croissance tirée d’abord par l’alimentation. En 2007, le biodiesel n’a représenté que 5 % de la consommation mondiale d’huile végétale, soit moins que l’augmentation de la production d’huile végétale observée normalement en une année.

Pas d’impact sur la capacité de la France à approvisionner ses marchés alimentaires et poursuivre l’export :

  • parce que sur une production oléagineuse actuelle de 2,1 millions d’hectares en France, seuls 500 000 hectares assurent réellement les besoins en huiles alimentaires des français ;
  • parce qu’en 2010, sur les prévisions tablant sur 2,5 millions d’hectares d’oléagineux, ces mêmes 500 000 hectares couvriront largement les besoins alimentaires qui stagnent en France, et les 2 millions d’hectares restants couvriront les besoins pour l’énergie, la chimie du végétal et l’export ;
  • parce que « produire du Diester, c’est aussi produire pour l’alimentaire ». En effet, pour chaque litre de Diester, la filière produit également 1,5 kg d’aliments pour les élevages. Ces aliments remplacent le tourteau de soja importé dans les rations des animaux. Ils servent donc, in fine, à produire du lait, de la viande, des œufs pour l’alimentation humaine.
  • parce que sur le marché export, il faut également prendre en compte le développement rapide des surfaces et des rendements des oléagineux dans les pays de l’Europe de l’est.

Des pratiques agronomiques durables grâce à la culture du colza et du tournesol :

  • parce que ces cultures, introduites dans le cadre de rotations culturales tous les 3 ou 4 ans, favorisent la biodiversité, la fertilité du sol et la réduction des intrants (engrais et produits phytosanitaires). Le colza est d’ailleurs reconnu pour être un piège à nitrates pendant l’hiver.
  • parce que le Cetiom, l’institut technique des oléagineux, a mis en place une charte environnementale pour cette production dès les années 1990 et a lancé une démarche de progrès visant l’amélioration des bilans énergétiques et environnementaux.

Des emplois créés et maintenus sur notre territoire :

  • parce que pour 1000 tonnes de Diester produite en France, les experts du cabinet PriceWaterhouseCoopers  estiment que 6,1 emplois directs et indirects sont créés ou maintenus sur notre territoire. Pour une production de 2 millions de tonnes de Diester prévues dès 2009, cela représente donc plus de 12 000 emplois sur notre territoire liés à cette activité non délocalisable.

Des bénéfices pour la lutte contre le réchauffement climatique :

  • parce que, selon les différentes études disponibles, la substitution du gazole par le Diester permet d’éviter entre 50 et 76 % des émissions de gaz à effet de serre ;
  • parce que sur le volet énergétique, 3,7 litres de Diester, énergie renouvelable, sous restitués pour chaque litre d’énergie fossile ou de pétrole utilisé sur l’ensemble de la filière le Diester, de la semence jusqu’à la roue des véhicules. La filière Diester projette d’en restituer 5 litres d’ici quelques années.

 

La filière Diester, dont l’organisation est ancrée dans le monde agricole, souhaite rassurer sur sa volonté et sa capacité de produire pour l’alimentation humaine, pour l’énergie, et pour le marché de la chimie du végétal en développement, dans le respect des équilibres environnementaux et des marchés.

 

 

 

 

 

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Contact presse :

 

Fabien Kay - Email : f.kay@prolea.com

Tél : 01 40 69 49 58

 

 
 
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