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Communiqué du 29/09/2008

29 septembre 2008 - PROLEA

Etude exclusive IFOP - Proléa : Les Français, les carburants et la voiture : où en sommes-nous ?

Paris, le lundi 29 septembre 2008 – A quelques jours de l’ouverture du Mondial de l’Automobile à Paris, l’Institut IFOP, à la demande de Proléa, la filière française des huiles et protéines végétales, a interrogé l’opinion publique française sur sa relation à la voiture, et plus particulièrement concernant les carburants actuels, les énergies d’avenir, les biocarburants et notamment le Diester.
Faisant le point sur le niveau de connaissance des Français en septembre 2008, l’étude sonde leurs positions après la flambée des prix de l’énergie et des matières premières agricoles vécue ces derniers mois.
Sont-ils préoccupés par la raréfaction annoncée du pétrole ?  Connaissent-ils les solutions alternatives et qu’en pensent-ils ? Ont-il confiance dans la capacité de la France à préparer l’ère de l’après pétrole ? Que pensent-ils aujourd’hui de la production de biocarburants issus de l’agriculture française ?

 

Les Français préoccupés par la raréfaction du pétrole, mais divisés sur l'échéance de fin.
Avec un pouvoir d'achat en berne et une augmentation importante du prix du carburant, une grande majorité des Français interrogés (74%) se déclare préoccupée par la diminution des réserves pétrolières et un tiers (34%), « très préoccupé », notamment dans les zones rurales.

 

Cependant, cette population reste partagée en trois grandes catégories quant à l'échéance de la disparition du pétrole :
D'un côté, plus d'un Français sur deux estime que le pétrole sera en quantité insuffisante d'ici 20 à 50 ans.
De l'autre, près d'un quart des interrogés, surtout les femmes et les plus jeunes, s'attendent à ce que les réserves de pétrole ne soient plus suffisantes pour répondre à la demande mondiale dans les 20 ans à venir.
Et enfin, ceux dotés d'une confiance inébranlable face à l'avenir du pétrole, les 25% restant, qui n'imaginent pas manquer de pétrole avant les 50 prochaines années.
La majorité des Français (76%) est donc consciente que le pétrole devient une denrée de plus en plus rare et qu’indirectement, les 50 prochaines années seront décisives pour révolutionner le modèle que nous connaissons aujourd’hui pour l'automobile et les transports.

 

Les Français et la voiture de demain : les hybrides en tête, l’électrique loin derrière
C’est un fait, dans ce contexte, le modèle actuel n'est pas fait pour perdurer, et des solutions sont en phase d'être proposées. Alors, avec quelle automobile les Français se voient-ils rouler d'ici 20 ans ?
Incontestablement, la majorité des personnes interrogées (92%) croit aux véhicules hybrides et préfère même certains hybrides à d'autres, puisque dans l'ordre sont cités les couplages suivants : biocarburants / électrique (80%), diesel / électrique (73%), essence / électrique (67%).
Une surprise réside dans le fait que 70% des Français déclarent que la solution idéale n'est toujours pas découverte, avant même de citer des solutions comme le véhicule 100% électrique (62%), la voiture à hydrogène (49%) ou bien encore celle à l'énergie solaire (47%).
Pour s’affranchir en partie du pétrole dans les transports, les Français croient donc fortement aux véhicules utilisant un mix d’énergies plutôt qu’une énergie unique. Cependant, ils sont une minorité (44%) à avoir une idée précise quant aux avantages ou inconvénients de ces véhicules de demain.
 
La France et l'ère de l'après pétrole : la France a des atouts qu’elle n’exploite pas assez !

 

Alors que la nécessité d'imaginer la voiture différemment se fait de plus en plus pressante, une part importante des Français interrogés (63%) ressent que la France a des atouts pour tirer son épingle du jeu dans l'ère de l'après pétrole.
Cependant, ces mêmes Français jugent sévèrement les politiques entreprises en termes de nouvelles énergies, puisque qu’ils sont trois quarts (76%) à juger insuffisants les efforts entrepris pour trouver des alternatives au pétrole. Ceci traduit la perception dans l’opinion d’un manque d’opportunisme et de volontarisme de la France.

 
Les biocarburants, que savent les Français ?
Parmi les biocarburants dont les Français ont entendu parler, on retrouve le plus souvent le bioéthanol (87%), puis viennent les huiles végétales brutes ou pures (68%), le biodiesel (51%), et le Diester (38%). Une notoriété qui, pourtant, ne reflète pas les volumes consommés en France.

 
Le Diester, le biodiesel français : une solution environnementale et économique pour les Français
Tout d'abord, la grande majorité des Français accorde un crédit environnemental non négligeable au Diester puisque 80% des Français estiment que le Diester est une énergie renouvelable, 79% qu’il limite les émissions de gaz à effet de serre, et 79% qu’il diminue les rejets de particules et de fumée noire.
En plus de cette reconnaissance "verte" de la part des Français, la capacité du Diester à fournir de nouveaux débouchés à l'agriculture française est également soulignée (79%) et plébiscitée puisque plus des trois quarts (76%) des personnes interrogées sont favorables à la production de biocarburants par les agriculteurs français.

 
Enfin, les Français, qui accordent donc toujours leur confiance aux biocarburants, sont également sensibles au fait que, lors de sa production, le Diester permet de produire localement des aliments pour le bétail (6 Français sur 10).

 
Les Français ne semblent pourtant pas être suffisamment informés.

 

Quel paradoxe !!! Alors même que les Français attribuent majoritairement plusieurs vertus au Diester, ils ne savent toujours pas qu'ils l'utilisent déjà quotidiennement à hauteur de 6% dans leur plein de gazole.
En effet, près de 9 Français sur 10 ignorent que le Diester est incorporé dans toutes les pompes gazole de France ! C'est donc en toute logique que plus de 90% de la population souhaitent voir afficher à la pompe le taux de Diester présent dans le gazole.

 
Le Diester au quotidien : stop ou encore ?

Dans un environnement médiatique mondial plutôt hostile, il est important de noter que l’opinion publique française montre un socle de bonne perception des biocarburants en général et du Diester en particulier, tout en étant consciente des enjeux sur l’alimentaire. En effet, si 69% des français ont effectivement entendu parler des polémiques et critiques à l’encontre des biocarburants, ils restent 87% à juger l’augmentation de 6,3% à 8% d’ici 2010 comme étant une bonne chose et plus d’un Français sur deux (52%) estime que cet accroissement est encore insuffisant.
Il semble donc que les Français fassent la part des choses entre la problématique mondiale des biocarburants toutes origines confondues et le Diester, biodiesel issu de l’agriculture française.
Au-delà de l’utilisation de ce mélange dans les voitures particulières, il est important de souligner que 9 Français sur 10 souhaitent voir de plus en plus de transports en commun utiliser le Diester 30%, un mélange de gazole avec 30% de Diester aujourd’hui disponible pour les flottes automobiles diesel d’entreprises et transports publics.

 

Le biocarburant du futur, une notion encore floue et pourtant attendue

Peu de Français ont déjà entendu parler de la 2ème génération de biocarburants (33%).
Cependant, lorsqu’on leur demande leur avis sur ces biocarburants produits à partir notamment de résidus agricoles, résidus forestiers, ou encore à base de déchets organiques ménagers, ils sont 90% à se déclarer favorables à une telle énergie.

 
 
Pour conclure…
On le sait, les Français sont très attachés à leur voiture.
Pour nombre d’entre eux, c’est le moyen de transport quotidien, incontournable, même si l’augmentation du prix des hydrocarbures impacte très fortement sur le budget des ménages.
C’est aussi, et chacun en est bien conscient, une source de pollution quotidienne, notamment à cause des émissions de gaz à effet de serre.


Mais l’ère du « pétrole, unique carburant » est révolue.
Le double enjeu de la raréfaction de la ressource pétrole et du changement climatique, auquel notre pays, l’Europe et le reste du monde doivent faire face, devra entraîner une profonde transformation des transports au quotidien. Notre indépendance vis-à-vis du pétrole se construit progressivement par l’amélioration des performances des transports d’aujourd’hui, par le développement des transports en commun à chaque fois que cela est possible et par la recherche et la combinaison de nouvelles énergies et technologies.

 

Dans ce contexte, il faut compter sur les ressources d’énergies alternatives, ce dont les Français sont déjà conscients, et notamment sur la capacité de l’agriculture à nourrir d’abord les hommes et les animaux tout en se préoccupant de la lutte contre le réchauffement climatique via la production d’énergies renouvelables.

 

Aujourd’hui, plus de 8 000 véhicules de flottes privées ou publiques roulent déjà avec un taux de Diester à 30% avec un réel bénéfice contre l’effet de serre. Et tout le gazole distribué dans les stations services françaises contient du Diester à hauteur de 6,3% en moyenne en 2008.

 
Dans 10 ans, la deuxième génération de biocarburants fondée sur la valorisation de la plante entière, l’exploitation des déchets forestiers, agricoles, voire ménagers viendra renforcer la contribution actuelle des biocarburants. En attendant, beaucoup d’efforts restent à faire pour développer les technologies qui accompagneront ces énergies renouvelables dans le mix-énergétique de l'après pétrole.

 

Méthodologie :

Sondage effectué le jeudi 4 et le vendredi 5 septembre. Echantillon national représentatif de 1017 individus âgés de 15 ans et plus, structuré selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage) et stratifié par région et par catégorie d’agglomération.

  Télécharger le communiqué de presse (83 Ko)

 

Contact presse :

 

Fabien Kay - Email : f.kay@prolea.com

Tél : 01 40 69 49 58

 

 
 
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