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L’alimentation animale

Protéines végétales : sécurité et équilibre de l'alimentation de nos élevages


Tourteaux, protéagineux, luzerne déshydratée, l'alternative

Les animaux n'ont pas attendu les hommes pour se nourrir… autrefois, ils trouvaient dans la nature ce qui leur convenait : des végétaux pour les herbivores, des glands et des petits animaux pour les ancêtres du porc, des graines pour les oiseaux…

Les hommes ont commencé à se préoccuper de nourrir les animaux quand ils se les sont appropriés.

  • Au début, il suffisait de les conduire là où il y avait de l'herbe, de les laisser en liberté dans les bois ou autour des habitations, de stocker du foin ou des grains pour l'hiver…
  • La question de l'alimentation animale est devenue plus complexe lorsqu'il a fallu nourrir des populations plus nombreuses et concentrées, notamment celles des villes. ''Vauban, ministre de Louis XIV, voit dans l'élevage du cochon un moyen de lutter contre la famine'' (Y. Cohat et E. Desombre)
  • Au 20e siècle, les contraintes économiques deviennent très fortes : produire de la viande, du lait et autres produits issus de l'élevage à un prix accessible au plus grand nombre demande de produire beaucoup avec un minimum de charges. D'où la nécessité de rationaliser l'alimentation des animaux en limitant les apports de nutriments juste aux besoins nutritionnels et sous la forme la plus concentrée possible.
  • Aujourd'hui, aux critères économiques viennent s'ajouter des critères :

- de qualité, il s'agit de respecter les cahiers des charges attachés aux différents élevages : labels rouges, agriculture bio…

- de sécurité,

- d'impacts sur l'environnement : les animaux d'élevage rejettent les matières premières qu'ils n'ont pas utilisées. Le nutritionniste doit en tenir compte dans ses formulations. Pour réduire les rejets indésirables comme l'azote et le phosphore, il cherche à améliorer la digestibilité et à n'introduire que le strict nécessaire pour chaque acide aminé.

- et de bien être pour les animaux : les fibres sont nécessaires pour faciliter les transits. Les ruminants ont besoin de fibres longues pour mastiquer.

 

De quoi ont-ils besoin ?


Glucides - Lipides - Protéines

Comme nous, les animaux ont besoin de glucides, de protéines et de lipides. Ces éléments doivent être fournis en qualité et en quantité pour que les bovins et les porcs produisent du muscle, des vaches du lait, les poules des œufs, etc.

  • Les glucides fournissent surtout de l'énergie. Ils sont abondants dans les céréales (blé, maïs, avoine, orge…) et dans certaines légumineuses à grosses graines (pois, fèves…).
  • Les protéines sont les principaux constituants des cellules et aussi une source d'énergie. Elles sont constituées d'acides aminés divers : lysine, méthionine, tryptophane…dont certains - les acides aminés essentiels - ne peuvent pas être synthétisés par les animaux. Il faut donc les apporter par l'alimentation. Les protéines sont présentes dans tous les tissus des végétaux : feuilles, tiges, racines, graines… Pour la fabrication des aliments, les éleveurs s'intéressent plus particulièrement aux parties de la plante où elles sont concentrées : graines de légumineuses (soja, pois, féverole, lupin) et graines d'oléagineux déshuilées (tourteaux de soja, colza, tournesol, lin). Le tourteau de soja est particulièrement riche en protéines (44 %).
    Les animaux d'élevage ne consomment plus que des protéines végétales.
  • Les lipides constituent l'essentiel des matières grasses contenues dans les graines d'oléagineux et dans l'huile de palme. Ils fournissent des acides gras essentiels à la physiologie des animaux et aussi de l'énergie. Ils s'accumulent sous forme de graisse dans les tissus, ce qui n'est pas le but recherché en général dans nos pays.

Des minéraux et des vitamines sont aussi indispensables

 
 
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