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Et si l’on parlait maintenant d’économie !

17 avril 2015

Et si l’on parlait maintenant d’économie !


 

Les élections aux Conseils départementaux viennent à peine de s’achever et déjà l’un des sujets majeurs de préoccupation est la préparation des futures échéances politiques. Certes, notre vie politique est bien rythmée par les élections et leur répétition est un signe du dynamisme de notre démocratie. Mais est-ce le sujet majeur de préoccupations aujourd’hui ? Je ne le pense pas.

 

Je pense au contraire que nous, les agriculteurs de France, nous qui sommes des acteurs économiques, des développeurs des territoires, des créateurs de richesses locales, des bâtisseurs de filières sources d’emplois non délocalisables, des moteurs de la vie locale, des façonneurs de paysages, des protecteurs de l’environnement, des promoteurs de dynamiques rurales, nous qui sommes ces milliers de chefs d’entreprises répartis sur tout le territoire et garants de sa cohésion, nous attendons autre chose. Je pense que nous, les producteurs de France, heureux de notre unité syndicale et de notre appartenance à la FNSEA, nous n’attendons qu’une chose : pouvoir entreprendre librement.

 

Certes, lors du Congrès de la FNSEA à Saint-Etienne, nous avons entendu de la part de nos responsables politiques des discours chaleureux et réconfortants. Mais au-delà, que constatons-nous au quotidien, sur le terrain ? Nous constatons qu’entre vision idéologique ou dogmatique, le bon sens paysan n’a plus beaucoup de place ! Et pourtant, serait-il aberrant de cesser de multiplier normes et contraintes et de cesser d’accuser l’agriculture pour s’attirer les grâces de quelques franges marginales ? Serait-il aberrant de nous considérer comme il se doit et de nous redonner, à travers des politiques fiables et durables, la capacité d’entreprendre pour réussir ensemble ?

 

Nombreuses sont les opportunités qui s’offrent à nous aujourd’hui. Jamais l’agriculture n’a été autant source de solutions pour répondre aux principaux enjeux auxquels nous sommes confrontés qu’il s’agisse des enjeux alimentaires, non alimentaires, énergétiques, environnementaux, sociaux et territoriaux. Jamais l’agriculture et, au-delà, l’agro-alimentaire ou l’agro-industrie, n’ont autant été ambassadeurs de l’image de notre pays que ce soit à travers l’exposition universelle de Milan ou la préparation de la Conférence sur le Climat qui se tiendra à Paris en décembre.

 

Je le dis clairement : nous sommes prêts à assumer nos responsabilités. Nous l’avons fait à travers la constitution de notre filière. Nous le faisons aussi en plaidant pour que se crée une véritable filière soja qui permette de développer cette culture, de la valoriser et de la tracer et ce, d’autant plus que nous avons une marque pour ce faire : Terres Oléopro. Et comme il n’y a pas de responsabilités qui vaille sans droits et devoirs réciproques, nous sommes favorables à ce que se définissent au sein de l’interprofession les grands principes d’un accord cadre prévoyant une contractualisation qui sera ensuite déclinée localement dans le respect des politiques spécifiques à chacun.

 

Cet exemple n’est qu’un exemple et bien d’autres, tant dans notre secteur que dans d’autres, peuvent être trouvés. Mais tous ont comme point commun celui d’avoir été portés par des producteurs

conscients que l’avenir se prépare aujourd’hui sur la base d’approches globales, de réflexions novatrices et débats réels entre partenaires convaincus que « gouverner, c’est prévoir

 

 

 

 

Gérard Tubéry

 
 
 
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